"A la recherche du temps perdu, Cuba" de Francis Razafimanjato

« A la recherche du temps perdu, Cuba » de Francis Razafimanjato du 19 octobre au 8 novembre
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Vernissage Jeudi 19 octobre – A partir de 19:00
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-« Lorsque j’ai décidé d’aller à Cuba, ce sont les premiers mots qui me sont venus à l’esprit.
Non pas que j’ai voulu faire allusion à Proust mais plutôt penser à ce temps que j’ai perdu à attendre pour aller dans cette ile. Pourquoi ? Je ne sais même pas.
Cuba déchaine les passions et nourrit les fantasmes…

Quand fin 2014, Obama ouvre une brèche dans le mur pour donner un peu d’air aux Cubains, surement comme beaucoup d’occidentaux j’ai inconsciemment pensé « allons y avant que tout ne change ». Voir l’ile authentique …
Et il se trouve que de l’autre coté de cette brèche, j’ai rencontré des cubains en attente, pleins d’espoirs, d’humours, toujours souriants… avides de combler le manque qu’on leur à imposer.
Certes parfois un peu méfiants, on leur a tellement promis de chose. Mais ils veulent aussi rattraper « ce temps perdu »
Un jeune cubain, rencontré dans l’incontournable bar Bodeguita del Medio à La Havane, avait appris l’anglais en 1 an en regardant la télé, en passant en boucle 2 vieux films VHS qu’il avait. Avec l’espoir d’exercer bientôt le métier de guide officiel. Il est prêt…
il va falloir pour lui attendre encore un peu mais son espoir reste intact.
La transformation fulgurante du pays n’est pas pour tout de suite.
A travers mes photos, j’ai voulu partager ces rencontres, montrer la richesse de ce peuple.
J’ai alterné ombres et lumières, couleurs, dans un pays qui en possède toute une palette.
La richesse de Cuba .. c’est sa diversité »

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FRANCIS RAZAFIMANJATO

Bonjour, qui es tu ?
– Je suis entre autre, un amateur de voyages, et comme je ne suis pas un as de la plume, j’essaye de les raconter avec des images.

Et ?
– Comme beaucoup j’ai commencé avec l’argentique, il y a une trentaine d’années. Pour voyager léger, j’avais un Olympus OM1 un petit reflex d’une extrême solidité. Mais le coût des pellicules et leur développement freinaient un peu mes ardeurs.

Pourquoi avoir continué à faire des photos ?
– Mon goût pour le « reportage » photographique s’est développé quand, dans ma vie professionnelle, je suis devenu « responsable export » sur l’Asie du Sud Est. J’avais mon ordinateur portable et un compact numérique…pratique, pas cher à utiliser

Quel est ton style de photos ?
– A l’époque de l’argentique, je réalisais essentiellement « paysage et portrait ». Puis lors d’un voyage en Indonésie, j’ai été amené à photographier un mariage balinais, un rituel qui a duré 2 jours. Fantastique !!!
Et là, mon style de photo a changé !
C’est faire voyager les gens à travers mes images, raconter une histoire,…
Mais pour autant, cela ne m’oblige pas forcément à aller à l’autre bout du monde.

Et les expositions, c’est venu comment ?
– C’est venu par les concours photos. J’ai parfois été sectionné et j’ai gagné quelques concours, ce qui m’a permis d’être publié sur le web quelques magazines, mais surtout exposé dans le cadre des concours.
Ensuite, les expositions sont venues de rencontres avec des personnes qui ont aimé mes images.
Et je suis ravi ! Car, comme au temps de l’argentique, j’apprécie le support papier !
C’est dommage que le gros des images numériques reste dans les ordinateurs, les Smartphones .
L’expo c’est également pour moi la rencontre avec d’autres « voyageurs ».

Des projets ?
– Oui j’en ai plusieurs !
En haut de la liste : « Autour de la cérémonie du thé », série que j’ai démarré il y a 3 ans maintenant.Une exposition est prévue au printemps à Paris. Et j’espère plus tard ailleurs…
Pour la suite, je réfléchis à un reportage en Inde. Lors de mon premier voyage, il y a plus de 15 ans… ma rencontre avec ce pays a été traumatisante !
Mais maintenant que je suis « guéri » un retour y est fort possible.