à ne pas louper Cette semaine


Suggestion d'un panamien

Swann Perissé

Humoriste

Swann monte sur les planches à 12 ans. Après son bac, elle rentre à Sciences Po, cependant la scène lui manque. Elle part aux Etats-Unis en 2007, pour prendre des cours de théâtre et pour apprendre le stand-up. De retour à Paris, elle intègre l’École de Théâtre Internationale Jacques Lecoq. En 2013, elle joue son premier spectacle partout en France. Aujourd’hui, elle écrit un nouveau spectacle, qu’elle joue au Paname, avec de la danse, du chant, et bien sûr, du stand-up.



  • Q.1
    Pourquoi ton spectacle s’intitule « les américains vaut mieux les voir en spectacle »?

    Je suis partie vivre à 19 ans aux Etats-Unis. Donc pendant 1 an, j’ai vécu là-bas et mon spectacle parle de ces américains aussi fous les uns que les autres que j’ai croisés sur mon chemin.

  • Q.2
    Quel thème vas-tu abordé dans ton prochain spectacle ?

    Mon nouveau spectacle, c’est beaucoup plus personnel. Mon spectacle sur les États-Unis c’était vraiment sur une expérience au sein d’un pays étranger. Je parlais des différences entre les Américains et les Français. Mais celui-là, c’est mon parcours, de ma naissance jusqu’à aujourd’hui et pourquoi je suis devenu humoriste.  Le 2ème point important, c’est qu’on est 4 sur scène, c’est un one-man-show. Mais il y aura aussi une danseuse, donc des chorégraphies, un chanteur-guitariste, avec qui je vais chanter et un percussionniste. Dernière chose sur ce spectacle, ça va être très féministe, je me moque du sexisme envers les femmes mais aussi envers les hommes. Je parle un peu des différences homme/femme dans notre société.

  • Q.3
    Tu n’as pas peur d’avoir un public exclusivement féminin ?

    Quand j’ai testé mon spectacle, j’ai remarqué que j’avais un public de plus en plus féminin. Je parle de la puberté du harcèlement dans la rue, de grandir quand tu es une femme, des règles, etc. Les hommes rient beaucoup quand je parle de tout ça. Je pense en effet que mon public va être de plus en plus féminin. Mais que les hommes ne s’ennuient pas du tout.

  • Q.4
    Quelle est ta source d’inspiration?

    Dans mon parcours, j’ai été confronté à différents milieux. Je suis humoriste aujourd’hui, mais j’ai fait Sciences Po paris. Je me suis interrompue dans mes études pour faire une école de mime internationale. J’ai fait pleins de parcours et j’ai été baigné dans pleins de milieux différents. Maintenant, je suis au Paname, c’est un milieu très stand-up. Donc finalement, je trouve qu’il y a du bon dans chaque milieu et dans chaque personne que je rencontre. J’essaie de détourner les clichés. C’est-à-dire que Sciences Po, ce n’est pas juste le mec avec les petites cravates coincé du cul. J’essaie de détourner les clichés sur le stand-up, où tu fais que des blagues super lourdes, parce qu’il y a une image du stand-up comme ça aujourd’hui. Je parle du théâtre avec un accent circonflexe et je me moque aussi des gens qui se prennent au sérieux.

  • Q.5
    Comment tu définirais le Paname ?

    C’est un lieu magnifique, c’est une école. Il y a des personnes de tous les niveaux. Il y en a certains qui remplissent des salles, comme Mathieu Madenian, Norman fait des vidéos, etc. Donc des gens qui sont très connus. D’autres brillantissimes mais, moins connus, et d’autres qui débutent. Moi, le Paname, j’y joue 3, 4 fois par semaine, souvent les mêmes soirs. J’enchaîne les mêmes spectacles, c’est génial pour rôder. Tu peux te faire huer, comme avoir un standing ovation parce que les gens sont un peu-là : « Vazy montre-moi ce que tu vaux ». Donc c’est super, j’adore.